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DEVELOPPEMENT HISTORIQUE DES MANGA

DEVELOPPEMENT HISTORIQUE DES MANGA

Au Japon
Avant la Seconde Guerre Mondiale
Les premières apparitions de la bande dessinée dans la vie des Japonais remontent aux âges médiévaux. A cette époque, on racontait de longs récits, et les scènes pittoresques étaient peintes sur des rouleaux de papier.
A la fin du 19ème siècle, le Japon connaît une grande vague d'occidentalisation, et voit l'apparition de journaux de caricatures, mais les premières bandes dessinées se rapprochant de leur forme actuelle n'apparaissent réellement qu'au début de notre siècle.

La situation resta stable jusqu'à la seconde guerre mondiale, les manga se retrouvent essentiellement dans la presse quotidienne pour adultes et les mensuels pour enfants, tels que Shônen Club, pour les garçons (= Shônen) lancé en 1914, ou Shôjo Club, pour les filles (= Shôjo) lancé en 1923. On peut également noter la création d'une association des auteurs de Manga en 1932, qui produira quelques succès (comme Norakuro de Suihô Tagawa). Mais, à cette époque, les manga ne sont pas très différents de la bande dessinée de nos pays...

Après la Seconde Guerre Mondiale
Le réel boum des Manga au Japon se fait peu de temps après la seconde guerre mondiale. A cette époque, le Japon est ruiné et la population a besoin de distraction bon marché. L'explosion du manga est la réponse à cette demande très forte du public. Mais les manga actuels n'existeraient certainement pas sans l'intervention de Ozamu Tezuka, et l'histoire du manga est indissociable de l'histoire de cet homme.
Ce dessinateur publie ses manga professionnellement dès 1946, mais rêve de se lancer dans le dessin animé, seulement le Japon est un pays ruiné et sans moyen. Il va donc essayer de transcrire ce qu'il voulait rendre à l'écran sur le papier. C'est ainsi qu'il a imposé le style particulier des manga, qui imite le cinéma. C'est ce style qui va faire le succès de ses bandes dessinées qui sont les premiers manga tels que l'on peut les concevoir à notre époque. En 1947, Tezuka publie 200 pages de Shin Takarajima, qui se vendra en quelques mois à 600000 exemplaires. Mais on le connaît principalement en France pour deux de ses oeuvres: Jungle Tateï (Le roi Léo) et Tetsuwan Atomu (Astro). Très vite, son style va attirer de nouveaux dessinateurs qui vont suivre ses traces...


En France
Arrivée des Manga à la télévision (jusqu'en 1993)
Le manga en France n'est pas quelque chose de récent puisque, dès les années 70, certaines versions animées sont présentes à la télévision telles que Le roi Léo et Astro. Mais il faut attendre le début des années 80 pour que les séries animées nippones arrivent en masse sur les postes de télévisions français dans des émissions destinées aux enfants. C'est ainsi que l'on a pu voir de grands succès nippons tels que Mazinger Z et sa suite Goldorak, mais aussi Candy, Albator, Albator 84 et Capitaine Flam, dans les grilles de programme de la chaîne Antenne 2.
Une autre étape importante fut l'arrivée de la Cinquième chaîne de télévision française, qui programma des séries japonaises comptant parmis les plus importantes, telles que Robotech et Max et Cie.

Mais tous ces succès n'amenèrent aucune traduction des manga dans leurs versions papier et ces succès resteront longtemps télévisés. Il y eut tout de même quelques tentatives de percées, adressées à un public plus large, notamment en 1988 avec la sortie en salles obscures de l'un des plus grands films d'animation nippone, Akira, de Katsuhiro Otomo. Cette sortie fut suivie d'une traduction du manga par Glénat en 1989. Mais le succès fut plus que modéré et la France était l'un des pays Européens les plus "en retard" dans ce domaine, loin derrière l'Espagne et l'Italie...

Arrivée des Manga sur d'autres supports
En fait, il faut attendre les années 90 et notamment 1993, pour que le public français ne commence à s'intéresser aux manga. C'est à partir de 1993 que la seconde partie du manga DragonBall, de Akira Toriyama appelée pour la télévision DragonBall Z, est diffusée et remporte un immense succès. C'est cette série qui a créé le boom des manga en France, puisque Glénat, qui avait persisté dans sa traduction de Akira, commença alors la traduction de DragonBall, et de Appleseed, de Masamune Shirow.
A partir de ce moment, le succès des manga s'étendit, permettant aux boutiques spécialisées dans l'importation du manga d'augmenter leurs ventes, ce qui eu pour effet de voir s'accroître le nombre de ces boutiques. Mais dès 1993, le nombre d'éditeurs de manga traduits s'accroît également... Le marché des manga était lancé...

La dernière étape fut lorsqu'en 1994, AK Vidéo décida de traduire les vidéos de DragonBall Z, ce qui lança le marché des vidéos...
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#Posté le dimanche 28 mai 2006 05:04

Tradition du dessin

Entre le neuvième et le quatorzième siècle, le Japon connu l'essor d'une technique de dessin nommée l'e-makimono, des images peintes sur de larges rouleaux de papier. Ces images agencées en séquences racontent des légendes, des anecdotes de guerre, des scènes de la vie quotidienne, etc. Cette technique artistique provient de la Chine et les Japonais y ont ajouté leur touche d'humour. Les chôjû giga, ou en français "images d'oiseaux et d'animaux gambadant", sont de telles peintures et sont considérés comme les premiers dessins qui mèneront aux mangas. Ils ont été peints par Toba, un moine bouddhiste qui mettait en scène des animaux afin de représenter les êtres humains. Les e-makimono, dont ceux de Toba, ont tous en commun cette économie de la ligne qui est à la base de la majorité des œuvres d'art japonaises d'aujourd'hui, incluant les mangas. En effet, il semble que les artistes japonais aient, sans avoir recourt à la couleur et à des techniques d'ombrage, la dextérité à exprimer au moyen de la ligne des formes évasives
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#Posté le dimanche 28 mai 2006 05:16

Tradition du dessin

Entre le neuvième et le quatorzième siècle, le Japon connu l'essor d'une technique de dessin nommée l'e-makimono, des images peintes sur de larges rouleaux de papier. Ces images agencées en séquences racontent des légendes, des anecdotes de guerre, des scènes de la vie quotidienne, etc. Cette technique artistique provient de la Chine et les Japonais y ont ajouté leur touche d'humour. Les chôjû giga, ou en français "images d'oiseaux et d'animaux gambadant", sont de telles peintures et sont considérés comme les premiers dessins qui mèneront aux mangas. Ils ont été peints par Toba, un moine bouddhiste qui mettait en scène des animaux afin de représenter les êtres humains. Les e-makimono, dont ceux de Toba, ont tous en commun cette économie de la ligne qui est à la base de la majorité des œuvres d'art japonaises d'aujourd'hui, incluant les mangas. En effet, il semble que les artistes japonais aient, sans avoir recourt à la couleur et à des techniques d'ombrage, la dextérité à exprimer au moyen de la ligne des formes évasives
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#Posté le dimanche 28 mai 2006 05:23

Le terme manga

Le mot manga apparut en 1814 et qualifiait des rouleaux de croquis nommés Hokusaï Manga et signés par le fameux peintre Katsuhika Hokusaï (1760-1819). Ces croquis sont composés de seize volumes de caricatures où se mêlent le réel et le fantastique. Le terme manga est un néologisme issu de la relation de deux idéogrammes chinois, manh et gah, qui signifie "images dérisoires" ou "dessin grotesque".

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#Posté le dimanche 28 mai 2006 05:30

Les premières bandes dessinées occidentales au Japon

En 1862, l'Anglais Charles Wirgman (1835-1891), correspondant du Illustrated London News installé au Japon, débute la publication de The Japan Punch, un magazine railleur où il y dessine des caricatures en une case et des strips de bandes dessinées à l'intention des étrangers anglophones vivant à Yokohama. Les Japonais ont tellement été séduit par le style d'humour anglais et de dessin de Wirgman qu'ils ont traduit son magasine en japonais. À la même époque, le Français George Bigot (1860-1927) devint professeur d'art dans une école militaire et créa lui aussi un magasine, Tôbae, destiné aux étrangers français et qui contenait des strips ridiculisant la société japonaise et son gouvernement. Ces deux hommes ont introduit deux éléments déterminants dans le développement de la bande dessinée au Japon : Wirgman utilisait souvent des ballons dans ses strips et Bigot les arrangeait en séquences, créant ainsi des scénarios narratifs.
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#Posté le dimanche 28 mai 2006 05:33

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